Le standard

FHIR,simplement.

Imaginez que chaque clinique de Dakar rédige ses ordonnances dans son propre jargon. Chacune se comprend entre ses murs, et nulle part ailleurs. FHIR, qui se prononce comme le mot anglais « fire », est la réponse internationale : une façon commune d’écrire, d’étiqueter et d’échanger les informations de santé, publiée par HL7, l’organisme mondial des standards de santé, et libre d’utilisation.

Quatre idées

Aucun bagage informatique n’est nécessaire. FHIR repose sur quatre idées simples ; ensemble, elles permettent à une ordonnance rédigée au Plateau d’être lue correctement par une pharmacie de la Médina, un laboratoire des Parcelles ou un assureur.

Des notes manuscrites, un tableur et un téléphone deviennent une seule fiche Patient standard, avec des fiches Rendez-vous et Ordonnance derrière
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Des fiches standard

Chaque information de santé a une forme convenue, appelée ressource : un patient, un rendez-vous, une ordonnance, une mesure de tension. Comme pour un formulaire officiel, tout le monde remplit les mêmes cases de la même façon, si bien que n’importe quel système peut la lire.

Trois mots différents pour le paludisme pointent tous vers une même étiquette de code : CIM-11 1F40
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Des codes partagés

Maladies, examens et médicaments portent des codes internationaux. Qu’un médecin écrive paludisme, malaria ou palu, le dossier porte le même code, 1F40, et chaque système le comprend de la même manière.

Une pharmacie demande à une clinique les ordonnances d’une patiente et reçoit en retour une fiche d’ordonnance standard
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Une même façon de demander

Les systèmes se parlent par internet avec les mêmes demandes simples, un peu comme si l’on commandait partout sur le même menu : « donne-moi les ordonnances de cette patiente ». Tout système FHIR comprend la question et répond dans le même format.

Un téléphone demande au patient d’autoriser ou de refuser l’accès d’une pharmacie à son ordonnance, avec un cadenas, une clé et un journal d’accès
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Le patient garde la clé

Rien n’est partagé par défaut. Une application ou une pharmacie ne voit que ce qu’on l’a autorisée à voir, avec le consentement du patient, et chaque accès est enregistré.

Essayez : une maladie, un code

Quelle que soit la façon d’écrire le diagnostic, le dossier porte le même code international. Choisissez un mot.

ICD-11 · CIM-111F40Paludisme à Plasmodium falciparum

Sources : ICD-11 1F40.

Lire un dossier

Sous l’appli, chaque réservation ou ordonnance est un petit document structuré appelé ressource. Choisissez-en une et survolez une ligne : la note à droite explique ce qu’elle signifie.

1{2  "resourceType": "Patient",13  "id": "awa-diop",24  "name": [{ "family": "Diop", "given": ["Awa"] }],35  "gender": "female",6  "birthDate": "1990-04-12",47  "telecom": [{ "system": "phone", "value": "+221 77 000 00 00" }],58  "communication": [{ "language": { "text": "Wolof" } }]69}

La personne soignée.

  1. 1Le type de fiche. Tout système FHIR sait ce que contient un Patient.
  2. 2Un identifiant stable, pour que d’autres fiches puissent désigner Awa.
  3. 3Le nom dans des cases convenues : nom de famille, prénoms.
  4. 4Les dates toujours écrites de la même façon (année-mois-jour).
  5. 5Comment la joindre : le numéro utilisé pour les rappels SMS.
  6. 6La langue qu’elle préfère pour ses soins.

Suivez une ordonnance

Rédigée une seule fois par un médecin à Dakar, lue par tous ceux qui en ont le droit. Personne ne la ressaisit, aucun papier ne circule. Le chiffre national arrive sans le nom du patient.

Faites glisser pour suivre l’ordonnance →

Une ordonnance rédigée par un médecin à Dakar arrive sur le téléphone du patient, à la pharmacie, chez l’assureur ou la mutuelle, et au système national

Sans

  • Chaque application invente son propre format
  • Des données ressaisies, perdues ou en double
  • Chaque nouvelle connexion est un projet sur mesure coûteux
  • Le patient repart de zéro à chaque clinique

Avec

  • Un format commun, publié et libre d’utilisation
  • Écrit une fois, lu partout où c’est autorisé
  • Les nouveaux partenaires se branchent sur le standard
  • L’historique suit le patient
« FHIR est aux données de santé ce que le conteneur a été au commerce : la boîte est standard, alors tout le reste peut circuler. »
— Équipe fondatrice de Quralys

Qui parle déjà FHIR

01Logiciels de santé américains

Imposé par la réglementation

Les logiciels certifiés doivent offrir un accès FHIR standard.

02Epic

Logiciel hospitalier

L’un des plus grands logiciels de dossiers hospitaliers, avec des interfaces FHIR.

03Apple Santé

Sur des millions de téléphones

Les dossiers médicaux de l’iPhone sont récupérés en FHIR.

04OMS

Recommandations SMART

Publie ses recommandations sous forme de guides FHIR.

05DHIS2

Le système national du Sénégal

Dialogue avec FHIR grâce à ses outils d’intégration.

06Inde

Mission nationale de santé numérique

Ses dossiers de santé nationaux s’échangent en FHIR.

Quatre mots à retenir

Ressource

Une brique standard : un patient, un rendez-vous, une ordonnance. FHIR R4 en définit environ 145.

Code

Une étiquette internationale pour une maladie, un examen ou un médicament, issue de listes comme la CIM-11, LOINC ou ATC.

API

La porte commune par laquelle les systèmes demandent des informations et les renvoient.

SMART on FHIR

Les règles de connexion et de consentement, pour que chaque application ne voie que ce qu’elle a le droit de voir.

Pour aller plus loin

Un langagecommun pour la santé.